Une maison récemment rénovée devrait en principe offrir un meilleur confort thermique. Pourtant, il arrive qu’après des travaux importants, certaines pièces restent froides, que les occupants ressentent une sensation de paroi froide ou que le chauffage peine à maintenir une température confortable.
C’est précisément la situation rencontrée par le propriétaire d’une maison située à Meudon, dans les Hauts-de-Seine (92), qui a contacté Acoris afin d’étudier la possibilité de réaliser une thermographie du bâtiment.
L’objectif : comprendre l’origine de cet inconfort avant d’engager de nouveaux travaux et déterminer si les anomalies peuvent provenir des fenêtres, de l’isolation ou de certains ponts thermiques.
La maison a fait l’objet d’importants travaux moins d’un an auparavant. Le chantier comprenait notamment une rénovation générale, la réalisation d’une extension d’environ 20 m², différents travaux d’isolation ainsi que l’installation d’une pompe à chaleur réversible.
Malgré ces interventions, les occupants ont constaté dès l’hiver suivant un inconfort thermique dans plusieurs zones de la maison.
Certaines pièces semblent plus froides que d’autres et une sensation de froid est notamment ressentie à proximité de plusieurs fenêtres.
La question du propriétaire est donc simple : où se situent réellement les déperditions thermiques et quels travaux faut-il envisager pour les corriger ?
Après une rénovation, l’origine d’une sensation de froid n’est pas toujours évidente à déterminer.
Dans ce cas, plusieurs hypothèses peuvent être étudiées :
Dans cette maison, les fenêtres en aluminium à double vitrage font notamment partie des éléments à contrôler. Cependant, une fenêtre froide au toucher ne suffit pas à conclure qu’elle est responsable de l’inconfort.
De la même manière, une zone froide observée sur un mur ne signifie pas automatiquement que l’isolant est absent.
C’est pourquoi une investigation par thermographie infrarouge peut apporter des informations complémentaires.
Une caméra thermique mesure le rayonnement infrarouge émis par les surfaces. Elle permet de représenter les différences de température sous la forme d’une image appelée thermogramme.
Dans le bâtiment, cette technique permet notamment d'observer des anomalies thermiques invisibles à l'œil nu. Elle est particulièrement intéressante pour les inspections thermiques de bâtiments et de maisons.
Le pourtour des fenêtres constitue une zone particulièrement intéressante à observer.
Une mauvaise continuité de l’isolation, une liaison défectueuse entre la menuiserie et le mur ou certaines anomalies de mise en œuvre peuvent produire des différences de température visibles sur un thermogramme.
Les angles et les jonctions entre différentes parois constituent également des zones sensibles.
Une température de surface sensiblement différente du reste de la paroi peut révéler une anomalie nécessitant une analyse complémentaire.
La thermographie peut également mettre en évidence certaines hétérogénéités thermiques sur les murs.
Dans une maison ayant reçu différents systèmes d’isolation, notamment une combinaison d’isolation intérieure et extérieure selon les zones, l’étude des jonctions peut être particulièrement intéressante.
Une isolation absente, insuffisante ou irrégulièrement répartie dans les combles peut générer des différences de température visibles au niveau des plafonds ou des parties hautes des murs.
L’un des enseignements importants de ce cas concerne les conditions nécessaires pour obtenir des thermogrammes exploitables.
Une caméra thermique ne voit pas directement l’isolant à travers un mur. Elle mesure les températures de surface et permet d’en comparer les variations.
Pour rechercher efficacement des déperditions de chaleur, il est donc préférable de disposer d’un écart de température suffisamment important entre l’intérieur chauffé et l’extérieur.
Une inspection réalisée alors que la température extérieure est proche de la température intérieure risque de produire un contraste thermique insuffisant.
C’est la raison pour laquelle l’intervention envisagée dans cette maison doit être programmée pendant une période froide.
Pour approfondir ce point, consultez notre guide consacré aux conditions nécessaires pour réaliser une thermographie bâtiment fiable.
La température extérieure n’est pas le seul facteur à prendre en compte.
Le rayonnement solaire peut par exemple réchauffer une façade pendant plusieurs heures. La caméra risque alors d'enregistrer en partie l'effet du soleil plutôt que le comportement thermique représentatif de l'enveloppe du bâtiment.
Pour une inspection extérieure, il peut donc être préférable d’intervenir tôt le matin, avant que le soleil ne chauffe les façades, ou lorsque les conditions météorologiques sont adaptées.
Le vent et l’humidité peuvent également modifier la température des surfaces et compliquer l’interprétation des thermogrammes.
Ces paramètres expliquent pourquoi la qualité d'une inspection thermique dépend autant de la méthodologie employée que de la caméra utilisée.
À l’intérieur de la maison, l’inspection peut notamment porter sur :
Lorsque deux chambres présentent des conditions de chauffage similaires mais que les températures de surface observées sont très différentes, cette différence peut constituer un indice utile pour poursuivre l’analyse.
À l’extérieur, le raisonnement est complémentaire.
Lorsque le bâtiment est chauffé et que la température extérieure est suffisamment basse, certaines zones présentant une température de surface anormalement élevée peuvent correspondre à des transferts thermiques plus importants.
La comparaison des observations réalisées à l’intérieur et à l’extérieur contribue ainsi à mieux comprendre le comportement thermique de l’enveloppe.
Cette approche est notamment utilisée pour rechercher des déperditions, défauts d’isolation et ponts thermiques. Retrouvez également notre dossier consacré aux caméras thermiques pour le bâtiment et l’audit énergétique.
Une inspection professionnelle ne consiste pas simplement à prendre quelques images colorées avec une caméra infrarouge.
Un thermogramme radiométrique contient des informations de température qui peuvent ensuite être analysées avec un logiciel adapté.
Il devient alors possible d’examiner différents points ou différentes zones de l’image, de comparer les températures et de documenter les anomalies observées.
L’interprétation doit cependant tenir compte des conditions de mesure, de la nature des matériaux et notamment de leur émissivité.
La qualité de la caméra joue également un rôle important. La résolution, la sensibilité thermique, l’optique et le logiciel d’analyse influencent directement la quantité et la qualité des informations exploitables. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les critères de choix d’une caméra thermique pour le bâtiment.
Dans le cas de cette maison de Meudon, l’objectif n’est pas de conclure avant l’inspection que les fenêtres ou l’isolation sont nécessairement responsables du problème.
La thermographie doit justement permettre d’objectiver les différences thermiques et de localiser les zones nécessitant une investigation.
L’analyse pourra notamment aider à répondre aux questions suivantes :
Ces informations peuvent ensuite permettre de mieux cibler les investigations et les éventuels travaux correctifs.
Il est important de distinguer une inspection thermographique d’un diagnostic de performance énergétique.
La caméra thermique constitue un outil d’observation et d’aide à l’analyse. Elle ne remplace pas un DPE et ne détermine pas à elle seule la performance énergétique réglementaire d’un logement.
Pour comprendre cette différence, consultez notre article : faut-il une caméra thermique pour le DPE ou l’audit énergétique ?
Cette étude de cas illustre un problème important : la présence de matériaux isolants performants ne garantit pas à elle seule l’absence de défauts thermiques localisés.
Les jonctions entre matériaux, les menuiseries, la continuité de l’isolation et la qualité de mise en œuvre jouent également un rôle dans le comportement thermique réel du bâtiment.
La thermographie peut donc être particulièrement utile après des travaux de rénovation pour rechercher certaines anomalies et vérifier le comportement thermique des zones traitées.
Votre maison a été rénovée mais certaines pièces restent froides ? Vous suspectez un défaut autour des fenêtres, un problème d’isolation ou un pont thermique ?
Acoris est spécialisé dans les solutions de mesure de température sans contact et de thermographie infrarouge.
Une inspection réalisée dans des conditions adaptées peut contribuer à mettre en évidence certaines anomalies thermiques du bâtiment et à mieux cibler les investigations à mener.
Découvrez notre expertise en thermographie infrarouge en Île-de-France ou contactez Acoris pour nous présenter votre problématique.